Médias+

Sondage

Que pensez-vous des recommandations de l'Examen Périodique Universel adressées aux Emirats Arabes Unies ?

Recommandations intéressantes
0%
Je m'attendais à mieux
0%
Je n'ai pas eu connaissance de ces recommandations
0%
Total votes: 0
The voting for this poll has ended on: août 2, 2018

prisoners photos1

 

Le 2 Juillet 2014, une année entière sera écoulée depuis le procès des 94 Emiratis, dont 13 femmes, devant la Cour suprême fédérale d'Abu Dhabi, jugés pour la violation de l'article 180 du Code pénal, «complot contre le régime et appartenance à une organisation secrète."

Les peines prononcées ont condamné une partie des accusés à 7-15 ans de prison et certains ont eu une présomption d'innocence. Il est connu que les membres du groupe appartiennent à l'association de la réforme sociale, une organisation de la société civile autorisée par le gouvernement et qui œuvre pour la réforme sociale. Certains de ses membres ont revendiqué des réformes politiques et la démocratie aux Émirats arabes unis à travers une pétition qui a été présentée au chef de l'Etat. Une grande partie de tous les segments de la société a soutenu cette pétition pour demander la levée des restrictions sur les libertés et la tenue d'élections démocratiques et libres pour choisir les membres du Conseil national fédéral.

Il est connu que les accusés occupent une place importante dans la société et des postes de haut niveau dans plusieurs domaines, parmi eux:

  • Sheikh Sultan bin Kayed Al Qasimi, Président du Conseil d'administration de l'association pour la réforme et le cousin du gouverneur de l'émirat de Ras Al Khaimah
  • Le juge Mohammed Saeed Abdouly, président de la Chambre pénale de la Cour d'appel à Abu Dhabi
  • L'Avocat Salem al Shehhi
  • Ali Al-Kandi, Conseiller d'État et ancien de l'Association des juristes
  • Dr Issa Al Suwaidi, ancien directeur de l'enseignement d’Abu Dhabi et expert en éducation
  • Ali Hammadi, Expert et professeur
  • Les arrestations arbitraires depuis l'été 2012 et la détention dans des lieux secrets et dans de mauvaises conditions pendant des mois sans en informer les familles
  • L’exposition à la torture et aux mauvais traitements et à l'isolement pendant de longues périodes
  • Le black-out total sur le procès
  • Refuser la présence d'observateurs et des médias, qui porte préjudice au principe du procès public
  • Interdire aux avocats et à l'équipe de la défense d’obtenir les documents de condamnation ou d’interroger leurs clients avant le procès et dans le meilleur des cas l'entretien se fait en présence d'un fonctionnaire de la Sécurité d'Etat
  • Les menaces à l’égard des familles et les proches des détenus et l'interrogatoire de certaines personnes, notamment des femmes sans la présence d'un avocat
  • Les juges refusent d’ouvrir une enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements ou de condamner les auteurs

Et d'autres dignitaires qui militent afin que les Émirats arabes unis soient un Etat de droit, avec une vraie société civile et un pays démocratique qui respecte les droits de ses citoyens.

Mais le régime émirati représenté par les forces de sécurité n'a pas apprécié cette orientation réformiste. Elles ont fomenté des accusations montées de toutes pièce sous prétexte qu'ils revendiquent des droits pour calquer les révolution arabes qui étaient à leur apogée au début des arrestations dans les rangs de tous les partisans de la réforme en Juillet 2012.

Le procès a été entaché par de nombreuses irrégularités juridiques et procédurales documentées par un groupe d'observateurs et de militants des droits de l'homme et qui considéraient qu’il s’agissait d’un procès inéquitable qui ne répond pas aux normes les plus élémentaires de l'indépendance et de l'impartialité.

Les irrégularités dénoncées se résument comme suit :

Pour rappeler et dénoncer cette injustice, le Centre International pour la Justice et les Droits de l'Homme lance une campagne internationale pour:

1- Soutenir les prisonniers d’opinion et leurs familles

2- Exiger l’abandon de tous les chefs d’inculpation et les jugements injustes émis contre eux

3- Revendiquer la libération de tous les prisonniers d’opinion

Le Centre International pour la Justice et les Droits de l'Homme exhorte toutes les organisations internationales, les défenseurs des droits humains, toutes les personnalités et les avocats des causes justes à soutenir cette campagne ainsi que les actions et les événements qui auront lieu successivement dans les prochains mois afin de faire connaître ces violations et appeler les autorités émiraties à libérer tous les prisonniers d’opinion et à lever toutes les restrictions sur les droits et les libertés.

 

Centre International pour la Justice et les Droits de l'Homme - Genève

Campagne internationale :

La liberté pour les prisonniers d'opinion aux Émirats arabes unis

 

Genève le 2 Juillet 2014

Pour soutenir la campagne, contactez le Centre International pour la Justice et les Droits de l'Homme par :

E-mail: Icjhr.geneva @ gmail.com

Sur notre page facebook: ICJHR geneva

Twitter: @ icjahr