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Genève, le 14 novembre 2017

Nous avons appris l’arrestation arbitraire de deux journalistes suisses à Abu Dhabi le 9 novembre 2017. Il s’agit du journaliste Serge Ederlin et le caméraman Jon Bjorgvinsson de la Télévision Suisse romande. Ils étaient en train de tourner des images dans un marché à Abu Dhabi lorsque la police les a arrêtés puis interrogés pendant de longues heures.

Les journalistes ont rapporté avoir été détenus séparément et à l’isolement pendant 50 heures. L’interrogatoire s’est déroulé dans des lieux différents : un poste de police et les services de renseignements. La police a confisqué leurs téléphones, leurs montres et leur matériel de travail.

Les deux journalistes ont été en disparition forcées pendant deux jours, détenus dans des lieux inconnus, sans aucun contact avec le monde extérieur ni leurs familles et avaient les yeux bandés pendant le déplacement entre les différents lieux de l’interrogatoire. Ils ont été interrogés à plusieurs reprises et pendant des heures sur leur relation avec des ONGs ou des Etats tiers. La raison de leur arrestation semble en lien avec la tentative des journalistes de filmer des travailleurs pakistanais sur un marché.Les autorités ont également confisqué leur caméra, ordinateur et disques durs.

Le centre international pour la justice et les droits de l’homme condamne fermement cette atteinte grave à la liberté de la presse et rappelle que les autorités émiraties procèdent à des arrestations arbitraires parmi les résidents et les visiteurs pour empêcher toute possibilité de diffuser des informations sur la situation réelle des travailleurs migrants ou des droits de l’homme en général.

Le centre appelle les autorités émiraties à ouvrir une enquête transparente et impartiale sur les motifs de cette arrestation arbitraire et de cesser toutes les atteintes aux libertés d’expression et de presse.

Rezin

Genève, le 4 septembre 2015


La situation des prisonniers d'opinion dans la prison de Rezin se détériore encore, ce qui inquiète beaucoup de familles. Les autorités de la prison de Rezin continuent leurs mauvais traitements sur les prisonniers et notamment le groupe des «EAU94». Ils leur infligent des conditions de vie sévères et les privent de leurs droits les plus élémentaires comme détenus. Donc, les maladies se propagent rapidement parmi les prisonniers en raison de la malnutrition pratiquée par l'administration pénitentiaire.
Nous avons été informés au Centre International pour la Justice et les Droits de l'Homme (CIJDH) que des détenus étaient soumis à beaucoup de maltraitance/mauvais traitements, y compris:
1. La quantité de nourriture est fortement réduite
2. Les activités sportives sont interdites
3. L'eau potable est remplacée par l'eau salée, qui est imbuvable
4. Le manque de soins médicaux
Malheureusement, les mauvais traitements/maltraitances de ces détenus ont conduit à la dégradation continue de leur état de santé, plus précisément le groupe des «EAU94 », qui sont maintenant soumis aux effets de ces mesures inhumaines. L'administration pénitentiaire prend volontairement tout son temps pour leur fournir des soins médicaux ; elle leur refuse seulement une aide médicale.
Parce que nous avons peur des conséquences évitables de ce genre de traitement, nous réclamons un appel urgent afin de changer la situation détériorée des prisonniers d’opinion aux ÉAU. Surtout, les autorités sont accusées d'exercer une politique qui peut, de cette manière, conduire ces prisonniers d'opinion à une mort lente.
Le CIJDH condamne ces pratiques. Par ce comportement les autorités ÉAU violent de nombreuses normes internationales sur le traitement des prisonniers et des détenus dont :
1- L’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement, adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 qui stipule que toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement doivent être traitées avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine.
2- Les Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus adoptés et proclamés par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 45/111 du 14 décembre 1990, qui stipule aussi que tous les détenus doivent êtres traités avec le respect dû à la dignité et à la valeur inhérentes à l'être humain.
En effet, tous les prisonniers doivent jouir des droits de l'homme et des libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et, notamment dans l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus adopté par le premier Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants, tenu à Genève en 1955, qui se concentre sur plusieurs questions relatives :
1. La nourriture qui doit être fournie par l'administration aux heures habituelles, une alimentation de bonne qualité, bien préparée et servie, ayant une valeur nutritive adéquate et suffisante pour le maintien de la santé et des forces. L'eau potable doit aussi être disponible aux prisonniers à chaque fois qu'ils en ont besoin.
2. Les prisonniers doivent avoir au moins une heure par jour d'exercice physique approprié en plein air, si le temps le permet.
3. Les prisonniers doivent avoir accès aux services de santé disponibles dans le pays
Le CIJDH rappelle également tous ses précédents communiqués de presse sur la torture et les mauvais traitements dans la prison de Rezin, et dans lesquels il avait souligné le traitement spécial du groupe des «EAU 94 ». L’utilisation systématique de la cellule d'isolement comme une punition dont la suppression ou la limitation de son utilisation, devrait être entreprise et encouragée. Évidemment, les mêmes méthodes servent toujours en permanence dans la Prison de Rezin.
Le CIJDH demande au gouvernement ÉAU:
1- De libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers d’opinion et les militants, y compris les défenseurs des droits de l'homme
2- D’arrêter la torture et les mauvais traitements des prisonniers d'opinion, à l'intérieur des prisons, notamment dans la prison de Rezin
3- De s'acquitter de ses obligations internationales à cet égard en se conformant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT) et à sa Constitution qui interdit la torture
4- De respecter les droits fondamentaux des détenus
5- Ratifier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
Nous exhortons aussi le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants à intervenir et à interroger les autorités ÉAU sur les conditions de détention dans la prison de Rezin.
Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter par email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Arrest

 

Genève le 13 Avril, 2015

Les autorités de la prison Rezin continuent leurs pratiques répressives vis-à-vis des prisonniers d’opinion et des opposants, notamment le groupe « EAU 94 ».  Les autorités les ont infligés de sanctions sévères et les ont privés de leurs droits les plus fondamentaux, sous des prétextes insignifiants. Nos sources nous ont aussi informés que les prisonniers étaient exposés à des harcèlements et à de mauvais traitements incluant ceci :

-       - L’administration de la Prison Rezin a présenté un document aux détenus, dans un des centres de la prison, comportant des conditions leur permettant, une fois signé, de sortir faire la prière chaque vendredi, après une année d’interdiction. Tous les détenus ont refusé de signer les conditions car ils consistaient en une violation de leurs droits. En effet, ces conditions étaient un engagement de ne plus parler avec les autres détenus ou d’échanger des salutations avec eux. Ces termes étaient inhumains et cruels.

-       - Certains détenus dans un des centres ont eu une intoxication alimentaire grave causée par l'ingestion de viande avariée, ce qui a conduit à la détérioration de leur santé, à des cas de diarrhées et de vomissements. Malgré cela, l'administration pénitentiaire ne leur a fourni aucun soin médical.

-       - La plupart des détenus se plaignent de leurs vêtements usés et déchirés. L'administration pénitentiaire n'a pas changé les vêtements des détenus depuis un an et elle ne les autorise pas à prendre leurs propres vêtements, tout en les forçant à réparer et attacher les pièces usées.

-       Le Centre International pour la Justice et des Droits de l'Homme condamne ces pratiques odieuses et inhumaines et la violation des standards internationaux sur le traitement des prisonniers et des détenus politiques.

-       Nous demandons au Gouvernement des Émirats Arabes Unis de remplir ses obligations internationales à cet égard, de respecter les droits fondamentaux des prisonniers et d'arrêter la politique de vengeance et d'humiliation pratiquée contre les prisonniers d'opinion.

Pour plus d'informations, veuillez nous contacter à l'adresse e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

الاحمدي

Genève, le 25 mars 2015 

Depuis une semaine, Mansour Al-Ahmadi a été mis en cellule d'isolement. Il est probablement puni par les autorités pénitentiaires.

Heureusement, il est sorti de la cellule d’isolement lundi. Il a dit qu'il avait été placé en isolement parce qu'il avait salué un de ses collègues en d’autres termes. Et un officier l’a interrogé, pendant qu’il signait sa parole mise par écrit; Il n'a pas trouvé ce qu'il avait dit. Ensuite, ils l'ont mis à l'isolement et l’y ont laissé quatre jours enchainé, ce qui lui a causé des blessures sur sa main à cause des chaînes. Et ils ont refusé de le détacher même pour aller aux toilettes. Il a refusé de manger pendant trois jours. Ainsi, il a été assisté par un des officiers qui lui a demandé de signer un papier comme quoi il était en grève de la faim, ce qu'il a refusé de faire parce qu’il n'était pas capable d'aller aux toilettes. Donc, ils l’ont libéré. Et il a mangé le premier repas à 11heures pendant la nuit.

Au cours de la semaine ses chaines lui ont été retirées deux fois, et il a dormi sur le sol de la prison. Il souffrait de douleur dans le dos car il était allongé sur le sol et souffrait des chaînes.

Nous savons que la cellule d’isolement est une punition cruelle et inhumaine et qu’elle est considérée comme une forme de torture. Les autorités carcérales utilisent généralement cette méthode d’une manière arbitraire pour humilier le prisonnier et le condamner au silence. La cellule d’isolement a des effets dommageables sur la santé mentale et somatique de ceux qui y sont soumis surtout que la mesure est souvent utilisée pour une durée indéterminée.

Mansour Al-Ahmadi est l'un des 61 détenus actuellement dans la prison de Razin, après son arrestation arbitraire pendant les mesures de répression à grande échelle contre la liberté d'expression et d’association dans les Émirats Arabes Unis et son procès inéquitable. Il a été condamné à une peine de prison allant de 7 à 15 ans dans le procès de masse d'un groupe de 94 militants de ressortissants des Émirats Arabes Unis.

En 2014, le Président de l'Union nationale des étudiants émiratis, Mansour Al Ahmadi, a été agressé, après avoir refusé les ordres du gardien de marcher au soleil, loin de l'ombre, comme il retournait dans sa cellule. Et pour punir « Al-Ahmadi » ils l’ont transféré dans la cellule d’isolement, après qu’il ait agressé le garde.

Le Centre International pour la Justice et les Droits de l’Homme exprime son inquiétude à propos de la recrudescence des actes d’isolement dans les prisons des Émirats Arabes Unis et en appelle à une action urgente pour :

1. La libération immédiate et inconditionnelle de Mansour Al-Ahmadi et de tous les autres prisonniers d'opinion détenus aux Émirats Arabes Unis pour avoir pacifiquement exercé leurs droits à la liberté d'expression et d'association

2. S’assurer que tous les prisonniers, y compris Mansour Al-Ahmadi, sont traités avec dignité et respect, sont protégés contre la torture et autres mauvais traitements, ont un accès fréquent à leurs familles, reçoivent tous les soins médicaux qu’ils peuvent exiger et sont détenus dans des conditions adéquates en conformité avec l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus

3. Demander aux autorités émiraties de justifier cette mesure arbitraire d'isolement de Mansour Al-Ahmadi

4. Rappeler au gouvernement des Émirats Arabes Unis la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et la Charte arabe des droits de l'homme, desquelles les Émirats Arabes Unis sont partis

Pour avoir plus d’information, veuillez nous contacter au: +41 78 835 60 77 ou

Par email. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Le 1er mai 2014, les forces de l’ordre d’Al-Qusais ont arrêté Ahmed Mohamed Abderrahmane Al-Moula à Dubaï sans raison valable. Nous venons de recevoir des informations complémentaires sur les circonstances de cette arrestation.

En effet, M, Al-Moula a été convoqué par téléphone par le poste de police d'Al Qusais. A 22heures, il se rend au poste avec son fils. Peu après son arrivée, les agents le conduisent par la porte arrière du poste, vers son domicile situé dans le quartier Al-mouzeher. Pendant ce temps, son fils était en attente de son père à l'extérieur du poste.

En arrivant à la maison, Ahmed Al-Moula a appelé sa femme pour ouvrir la porte sans dire un mot sur son arrestation. C'est alors que 4 voitures de type GMC noires et des voitures ordinaires ont fait leur irruption, à leur bord plus d'une douzaine d'hommes. Certains d'entre eux portaient des vêtements noirs et des cagoules pour cacher leurs visages. Tous anonymes et certains d'entre eux étaient en civils en plus d'une femme policière pour surveiller les femmes. Les policiers ont passé à la maison plus de deux heures : de 23h à 01h presque. Ils ont monté à l'étage où les chambres ont été inspectées, sans laisser aucune trace de la fouille. Tout était rangé sauf une des chambres où les effets de l'inspection sont restés apparentes.

Avant de quitter la maison, ils ont aussi fouillé les deux voitures d'Ahmed mais pas les autres. Quand ils sont sortis, Ahmed a salué les membres de sa famille et est parti avec les policiers. L'arrestation s'est déroulée sous les yeux de sa femme, de sa fille et de l'un de ses proches.

Quant à son fils, il était encore devant le poste de police d'Al-Qusais dans l'attente de son père, jusqu'à ce que l'opération prenne fin et sa famille a pu le contacter pour rentrer. En fait, pendant la perquisition, les policiers ont interdit aux membres de la famille d'utiliser les téléphones.

Une semaine est passée depuis son arrestation et personne ne sait où il se trouve.

Le CIJDH appelle les autorités émiraties à dévoiler le lieu de détention d’Ahmed Al-Moula et :

1. De le libérer sans conditions

2. D'informer sa famille sur son sort, de leur permettre de le contacter et d'avoir de ses nouvelles

3. D'arrêter les arrestations arbitraires et ces disparitions forcées

Le CIJDH exhorte les organisations internationales et les rapporteurs spéciaux sur la détention arbitraire et les disparitions forcées à intervenir en urgence pour exiger la libération de M. Al-Moula.

Pour tous renseignements : contacter le CIJDH au 078 835 60 77