Médias+

Sondage

Que pensez-vous des recommandations de l'Examen Périodique Universel adressées aux Emirats Arabes Unies ?

Recommandations intéressantes
0%
Je m'attendais à mieux
0%
Je n'ai pas eu connaissance de ces recommandations
0%
Total votes: 0
The voting for this poll has ended on: août 2, 2018

 

liberte o 06

Liberté pour M. Ossama Al-Najjar le 17 mars 2017

Genève, le 15 mars 2017

Le 17 mars prochain marquera la fin de la peine d’emprisonnement de M. Osama Al-Najjar, prononcée, en 2014, à la suite d’un procès inéquitable rendu par la Chambre de Sûreté de l’Etat de la Cour suprême fédérale des Emirats Arabes Unis. Le Centre International pour la Justice et les Droits de l’Homme (CIJDH) s’attend, par conséquent, à ce que les autorités émiraties procèdent à la libération immédiate de M. Ossama Al-Najjar, à cette date précise. 

En août 2016, les autorités avaient déjà refusé sa mise en liberté, bien qu’il ait déjà, à l’époque, purgé le ¾ de sa peine, comme le prévoit l’art.44 de la loi fédérale sur les installations punitives et l’art.302 du Code de procédure pénale des ÉAU. En lieu et place, il a été transféré, au mois de janvier 2017, de la prison d’Al Wathba à celle d’Al- Rezin à Dubaï, sans justes motifs. Le Centre international pour la Justice et les Droits de l’Homme (CIJDH)  exprime sa préoccupation quant aux conséquences que pourrait avoir ce transfert sur la santé physique et psychologique du détenu. Les responsables de la prison d’Al-Rezin sont, en effet, bien connus pour leur cruauté dans le traitement des prisonniers ainsi que pour leur tendance à réprimer les prisonniers d’opinion, usant de manière systématique de  méthodes dégradantes et inhumaines. 

Pour rappel, M. Osama Al-Najjar a été arrêté, le 17 mars 2014, après avoir dénoncé, dans le cadre du procès des « UAE94 », sur Twitter, les mauvais traitements et le procès inéquitable infligés à son père, M. Hussein Al-Najjar. Les autorités émiraties ont alors considéré que les tweets de M. Osama Al-Najjar mettaient en danger la sécurité de l’Etat ainsi que l’ordre public du pays, conformément à la loi fédérale n°5/2012 sur la lutte contre la cybercriminalité. Il a alors été jugé, le 25 novembre 2014, devant la Chambre de sûreté de l’Etat de la Cour suprême fédérale, par le juge Mohammed Al-Tanaji, et s’est vu condamné, par un jugement définitif, à une peine de 3 ans d’emprisonnement. Dans le cadre de cette procédure, son ordinateur portable ainsi que tous autres appareils électroniques lui ont été confisqués et ses comptes sociaux fermés, cela en violation flagrante de la liberté d’expression et d’opinion garantie par les normes du droit international. 

Le Centre International pour la Justice et les Droits de l’Homme (CIJDH)  appelle les autorité des Emirats Arabes unis à : 

  1. Libérer le défenseur des droits de l’homme, M. Osama Al-Najjar, le 17 mars 2017, date marquant la fin de sa détention ;
  2. Abolir toute forme de discrimination à l’encontre des prisonniers d’opinion et leur permettre de bénéficier des remises de peines prévues par la loi nationale ;  
  3. Ouvrir des enquêtes impartiales et indépendantes sur les allégations de torture, de disparitions forcées et de détentions arbitraires formulées par M. Osama Al-Najjar ;
  4. Permette au Rapporteur spécial sur la torture, au Groupe de travail sur les disparitions forcées ainsi qu’au Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme de visiter les Emirats Arabes Unis ainsi et ses prisons afin qu’ils puissent examiner ses engagement en la matière pris vis-à-vis des normes internationales. 

Pour plus d’information, prière de nous contacter par email : icjhr.geneva@gmail.com